Marcher vers Compostelle

Un second voyage tant attendu

samedi 8 mai 2010

Samedi 08 Mai - Montesquiou à Marcillac - 22 km – Brume et beau temps

Il est tôt. Dans ce paysage voilé de brume, comme une aquarelle humide, les couleurs fusent harmonieusement. De castels en clochers, le lieu et la lumière surgissent de si belle façon que l’on ne peut résister à en faire une image. Dans ce frais matin, comme tous les jours, notre objectif est des plus simple : marcher vers notre but , observer, contempler, retenir son souffle, découvrir, s’émerveiller. Voilà notre privilège ; mais, d’autres contraintes pénibles se font sentir : l’étape qui n’en finit pas, les nuits agités, le temps incertain, les repas frugaux et souvent quelques souffrances. Pourtant, nous sommes heureux de poursuivre ; peut être à cause de tout cela.
Germaine ne colle encore pas à nos pas. Elle gagne des étapes en autobus, elle se repose et pourtant, je sens au cours de nos conversations cette tristesse de rompre même partiellement avec le chemin. Cette crainte fait partie de nos doutes et appréhensions. Nous le redoutons tous très fortement.
Dans le ciel, j’ai suivi trois vautours. Ces maîtres du vent, loin des sommets pyrénéens, m’interpellent ! Avec une météo différente, nous pourrions voir la ligne dentelée des Pyrénées. L’émotion me surprend . 570 km nous sépare d’Arles.
Midi, place principale à Marcillac, devant un Perrier bien frais, je ferme les yeux et laisse les rayons de soleil me réchauffer le corps.

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