Mercredi 30 Juin : Bilbao ( repos du pèlerin) – Beau temps chaud
« Au moment de la fondation de la ville, celle-ci ne compte que trois rues autour d'une église (à l'emplacement de l'actuelle cathédrale) entourées par une muraille et un port. L'église est édifiée en l'honneur de Saint Jacques (Santiago en castillan) dont l'un des chemins de pèlerinage qui lui est consacré : le Camino del Norte du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la ville. »
Nous découvrons rapidement une ville riche de culture , au patrimoine architectural impressionnant.
Très tôt ce matin, je parcours les rues lessivées de la vieille cité. Le marché de la Ribéra bien qu’en travaux étale toutes sortes de nourritures à des prix incroyablement bas. Je me sens parfaitement bien et suis heureux de boire un « café solo » parmi ces Basques Espagnols qui discutent, fument, mangent dans cette ambiance unique qui caractérise le pays. Le pèlerinage n’exclut pas pour autant les modestes plaisirs de la terre !(c’est toi qui le dit me dit Germaine !).
Le musée Guggenheim nous transporte de la matière du temps de Richard Serra au concept du vide de Anish Kapoor et aboutit aux scènes exotiques de Henri Rousseau notre Douanier. Une minuscule sieste nécessaire au repos interrompt cette journée touristique.
Le mot du jour de Germaine : « Liberté de travail»
Solidaire des non-grévistes , le mot du jour ne paraît pas !
Mardi 29 Juin : Gernika à Lezama 21km - Lezama à Bilbao ( en autobus) Brouillard et beau temps
Nous foulons encore l’intérieur du pays. Le tracé, souvent déficient nous complique la tâche mais il permet un contact sympathique avec les habitants de cette contrée aussi profonde et sauvage que leur langue puissante aux ponctuations tourmentées.
A la périphérie de Bilbao (15 km) Nous décidons de nous octroyer une vraie journée de repos. Ne sommes nous pas libre de nos décisions comme le disent souvent les conteurs du chemin ?
Par chance, malgré une grève générale contre le plan de rigueur du gouvernement , le service minimum oblige les transports à assurer les navettes. Ainsi, en début d’après-midi, une ville morte nous accueille.
Le mot du jour de Germaine : « Solidaire »
Solidaire du mouvement général de grève , le mot du jour ne paraît pas !
Lundi 28 Juin : Markina à Gernika 25 km – Beau temps chaud
Nous voici aujourd’hui à l’intérieur des terres, au cœur même de ce pays Basque Espagnol. Le paysage plus doux et plus aéré de la Biscaye invite à s’arrêter, regarder, apprécier, aimer en un mot s’immerger en ces lieux.
Ci et là, une harde de chevaux soumis à l’étalon , une toile d’araignée parfaitement brodée, plus loin, une église carrée, massive au vaste hall s’impose sur la place de ce village aux rues étroites, prés du ruisseau impétueux, un âne espagnol fier de ses immenses oreilles puis au détour du chemin, une ferme d’un autre âge rustique, fonctionnelle, aux murs de pierres et enduit vieilli par le temps. Plus haut, au sein d’une nature riche et préservée, la collégiale Santa Maria de Zenarruza, joyeau gothique du XV è siècle, lieu de recueillement et de foi, nous accueille . Il est difficile de se détacher de cette bulle de paix. Après une légère collation, la montée pour rejoindre le rebord du plateau qui surplombe Gernika est tuante. La ville fondée en 1366 connue le 26 Avril 1937 l’attaque des escadrilles de la légion Condor pratiquement, le tiers de la population périt sous ce bombardement.
Ce soir, Espagnols, Italiens, Allemands, Français parlent de paix !
Le mot du jour de Germaine : « Repas et Repos »
Nous avons trouvé la solution pour alléger nos sacs : pas de ravitaillement, juste quelques courses pour le Repas de midi et cela reste très frugal, au point qu’on s ‘est retrouvés lundi avec un quignon de trois jours, une portion de vache qui rit pour deux, un sachet de mayonnaise que j’avais pris dans une cafétéria… Cela devient larmoyant, je le sens ! Eh oui il y a un truc, tout d’abord je ne peux m’empêcher de stocker des sucreries et puis nous sommes en Espagne : quand nous arrivons vers les 15 h, les Espagnols se mettent à table et nous au comptoir ! A nous les Rationes , les pintxos ( tapas), Bocadillos accompagnés d’un coca pour Manu et d’une clara ( demi-panaché ) pour moi. Ouf nous sommes sauvés de la sous-alimentation et il s’en faut de peu pour que nous passions à la sur-alimentation !
mercredi 30 juin 2010
lundi 28 juin 2010
Dimanche 27 Juin : Deba à Markina 23 km - Nuageux
« Marquina était le nom d'une des merindad dans laquelle se divisait la Seigneurie de Biscaye, celle qu'occupait la partie centrale de la vallée de l'Artibai, connu aussi comme vallée de Marquina.
Le parcours qui grimpe au mont Arno se déroule principalement sur des sentiers qui montent et descendent constamment. Il faut noter que l’étape débute au niveau de la mer et atteint les 500 mètres d’altitude. »
Arrivée –Stop, sérieux coup de pompe – Stop, la sieste est nécessaire-Stop, Bises- Stop.
Avant de fermer l’œil une petite chanson en espagnol pour nous comprendre :
Polvo, barro, sol y lluvia,
Es el camino de Santiago,
Millares de peregrinos
Y mas de un millón de anos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni el campo de las estrellas,
Ni las grandes catedrales,
No es la bravura Navarra,
Ni el vino de los Riojanos,
Ni los mariscos Gallegos,
Ni los campos Castellanos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni las gentes del Camino,
Ni las costumbres rurales,
No es la historia y la cultura,
Ni el gallo de la Calzada,
Ni el palacio de Gaudi,
Ni el castillo de Ponferrada.
Todo lo veo al pasar,
Y es un gozo vero todo.
Mas la voz que a mi me llama,
La siento mucho mas hondo.
La fuerza que a mi me empuja,
La fuerza que a mi me atrae,
No sé ni explicar la yo.
¡ Solo El de Arriba lo sabe !
( Ballade attribuée à Eugène Garibay Banos, curé d'HormiIlejas )
Le mot du jour de Germaine : « R » comme Réal – ités et Réflexions
Nous avons cheminé pendant un moment avec un jeune parisien qui marchait depuis Paris en Tong ! Regrets-sur ma vieille robe de chambre ai-je envie de dire pour faire un clin d’œil à Claudine – mais plutôt sur mes chaussures « pantouflardes » abandonnées car faiseuses de tendinites, certes mes nouvelles chaussures sont confortables et mieux adaptées, mais que je les trouve lourdes ! !
Dans les chambrées – plus sympa que « dortoirs » - Les pieds de la plupart ressemblent à des rôtis bardés tellement il y a d’ampoules. Il va falloir que je sois plus vigilante pour mes pieds car je ne pense qu’au retour des tendinites.
Voilà quelque réflexions parmi bien d’autres pour oublier la route. Elles sont bien matérielles ; certaines le sont moins mais elles restent dans ma tête car dés la transcription elles perdent leurs saveurs ou leurs formulations se sont échappées de ma mémoire.
Aujourd’hui, pendant le petit déjeuner pris dans une boulangerie, le Brésilien nous a donnés en souvenir une pièce d’un Réal.
Samedi 26 Juin : Zarautz à Deba 22 km Beau temps très chaud
Dire que la balade fût belle est très en dessous de la vérité ! Dire quelle fût physique est encore plus en dessous de la vérité ! Dire que nos corps coulaient à gros bouillons est juste exagéré ! Dire que nos pensées et prières étaient figées par l’effort reste, Oh oui, l’exacte vérité ! D’ailleurs ce soir, en compagnie de nos nombreux compagnons de route jeunes et moins jeunes venus des quatre coins du monde ( Australien, Italien, Suisse, Belge, Espagnol, Suédois, Allemand, Brésilien, Français, Anglais) , aux formes physiques aussi variés que leurs cultures, une majorité compte ses ampoules. De quoi éclairer le chemin et assurer la prospérité de « Compeed ».
Vraiment, ce chemin conduit celui qui s’y engage vers le dépassement de lui même. N’entrons pas dans le détail médical, le but est autre.
La balade n’en fût que plus belle. Notons simplement la luminosité des vertes prairies, les pentes vigoureuses de Guétary plantées de hautes vignes, l’église St Martin sobre et attachante dans ce village minuscule de montagne ; le tympan véritable banque d’images sculpté et peint de l’église forteresse de Deba . Ce petit panier de choses simples sont le miel de nos journées indigestes.
Le mot du jour de Germaine : « Buen Camino » : les deux mots les plus entendus depuis notre départ.
En effet les personnes croisées sur les sentiers ne manquent pas de nous saluer et certaines même essaient de « taper la discute » comme disent les jeunes de chez nous -D’ou venez-vous ? Où allez-vous ? Priez pour moi, pour l’humanité. – Parfois quelques mots sur notre équipe de foot « malchanceuse » . En difficulté ? on se précipite pour vous aider ou vous expliquer à grand renfort de détails. Ce matin un boulanger s’est arrêté pour nous offrir du pain. Il est bon d’être pèlerin dans ce pays basque espagnol où la population est aussi sympathique que le paysage est beau.
Vendredi 25 Juin 2010 - San Sebastian à Zarautz 22 km beau temps chaud
Imaginez une grande ferme d’élevage qui surplombe la mer, où de nombreuses sources étanchent sa terre et qui s’étale le long de ces montagnes russes vertes à n’en plus finir durant des kilomètres. Voilà décrit brièvement notre terrain de jeu de la matinée. Pour clore notre balade journalière, quelques montées « casse-pattes » et descentes « casse-pieds» nous projettent sans délicatesse sur la plus belle plage de la côte Cantabrique. Le commun des mortels ne sait pas qu’au bout de cette sente cabossée c’est le paradis ( pour celui qui comme moi ne peut se passer de la mer). Zarautz, ancienne localité de chasseurs de baleine arrive à point nommé. Aujourd’hui. En compagnie d’un brésilien et d’un basque d’Irun, je m’offre ma première pause aquatique.
Le mot du jour de Germaine : « bons plans »
Malgré les fortes montées successives, malgré les aussi nombreuses descentes raides et caillouteuses, malgré le soleil, nous avançons . La physico-attitude n’est plus adaptée : le sol est pauvre et inintéressant – où sont les « habitants » du haut Languedoc ?
Les « bons plans » entrent en action : partir tôt, arrêt toutes les 2 heures, regards émerveillés vers la grande bleue et les petits ports, plus d’eau donc moins de ravitaillement (poids du sac oblige) d’où des arrêts « buffets » lorsqu’ils se présentent , prise d’assaut à notre arrivée de boulangeries, pâtisseries, épiceries (fruits), dans la bruyante ambiance espagnole qui n’a point d’heures.
« Marquina était le nom d'une des merindad dans laquelle se divisait la Seigneurie de Biscaye, celle qu'occupait la partie centrale de la vallée de l'Artibai, connu aussi comme vallée de Marquina.
Le parcours qui grimpe au mont Arno se déroule principalement sur des sentiers qui montent et descendent constamment. Il faut noter que l’étape débute au niveau de la mer et atteint les 500 mètres d’altitude. »
Arrivée –Stop, sérieux coup de pompe – Stop, la sieste est nécessaire-Stop, Bises- Stop.
Avant de fermer l’œil une petite chanson en espagnol pour nous comprendre :
Polvo, barro, sol y lluvia,
Es el camino de Santiago,
Millares de peregrinos
Y mas de un millón de anos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni el campo de las estrellas,
Ni las grandes catedrales,
No es la bravura Navarra,
Ni el vino de los Riojanos,
Ni los mariscos Gallegos,
Ni los campos Castellanos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni las gentes del Camino,
Ni las costumbres rurales,
No es la historia y la cultura,
Ni el gallo de la Calzada,
Ni el palacio de Gaudi,
Ni el castillo de Ponferrada.
Todo lo veo al pasar,
Y es un gozo vero todo.
Mas la voz que a mi me llama,
La siento mucho mas hondo.
La fuerza que a mi me empuja,
La fuerza que a mi me atrae,
No sé ni explicar la yo.
¡ Solo El de Arriba lo sabe !
( Ballade attribuée à Eugène Garibay Banos, curé d'HormiIlejas )
Le mot du jour de Germaine : « R » comme Réal – ités et Réflexions
Nous avons cheminé pendant un moment avec un jeune parisien qui marchait depuis Paris en Tong ! Regrets-sur ma vieille robe de chambre ai-je envie de dire pour faire un clin d’œil à Claudine – mais plutôt sur mes chaussures « pantouflardes » abandonnées car faiseuses de tendinites, certes mes nouvelles chaussures sont confortables et mieux adaptées, mais que je les trouve lourdes ! !
Dans les chambrées – plus sympa que « dortoirs » - Les pieds de la plupart ressemblent à des rôtis bardés tellement il y a d’ampoules. Il va falloir que je sois plus vigilante pour mes pieds car je ne pense qu’au retour des tendinites.
Voilà quelque réflexions parmi bien d’autres pour oublier la route. Elles sont bien matérielles ; certaines le sont moins mais elles restent dans ma tête car dés la transcription elles perdent leurs saveurs ou leurs formulations se sont échappées de ma mémoire.
Aujourd’hui, pendant le petit déjeuner pris dans une boulangerie, le Brésilien nous a donnés en souvenir une pièce d’un Réal.
Samedi 26 Juin : Zarautz à Deba 22 km Beau temps très chaud
Dire que la balade fût belle est très en dessous de la vérité ! Dire quelle fût physique est encore plus en dessous de la vérité ! Dire que nos corps coulaient à gros bouillons est juste exagéré ! Dire que nos pensées et prières étaient figées par l’effort reste, Oh oui, l’exacte vérité ! D’ailleurs ce soir, en compagnie de nos nombreux compagnons de route jeunes et moins jeunes venus des quatre coins du monde ( Australien, Italien, Suisse, Belge, Espagnol, Suédois, Allemand, Brésilien, Français, Anglais) , aux formes physiques aussi variés que leurs cultures, une majorité compte ses ampoules. De quoi éclairer le chemin et assurer la prospérité de « Compeed ».
Vraiment, ce chemin conduit celui qui s’y engage vers le dépassement de lui même. N’entrons pas dans le détail médical, le but est autre.
La balade n’en fût que plus belle. Notons simplement la luminosité des vertes prairies, les pentes vigoureuses de Guétary plantées de hautes vignes, l’église St Martin sobre et attachante dans ce village minuscule de montagne ; le tympan véritable banque d’images sculpté et peint de l’église forteresse de Deba . Ce petit panier de choses simples sont le miel de nos journées indigestes.
Le mot du jour de Germaine : « Buen Camino » : les deux mots les plus entendus depuis notre départ.
En effet les personnes croisées sur les sentiers ne manquent pas de nous saluer et certaines même essaient de « taper la discute » comme disent les jeunes de chez nous -D’ou venez-vous ? Où allez-vous ? Priez pour moi, pour l’humanité. – Parfois quelques mots sur notre équipe de foot « malchanceuse » . En difficulté ? on se précipite pour vous aider ou vous expliquer à grand renfort de détails. Ce matin un boulanger s’est arrêté pour nous offrir du pain. Il est bon d’être pèlerin dans ce pays basque espagnol où la population est aussi sympathique que le paysage est beau.
Vendredi 25 Juin 2010 - San Sebastian à Zarautz 22 km beau temps chaud
Imaginez une grande ferme d’élevage qui surplombe la mer, où de nombreuses sources étanchent sa terre et qui s’étale le long de ces montagnes russes vertes à n’en plus finir durant des kilomètres. Voilà décrit brièvement notre terrain de jeu de la matinée. Pour clore notre balade journalière, quelques montées « casse-pattes » et descentes « casse-pieds» nous projettent sans délicatesse sur la plus belle plage de la côte Cantabrique. Le commun des mortels ne sait pas qu’au bout de cette sente cabossée c’est le paradis ( pour celui qui comme moi ne peut se passer de la mer). Zarautz, ancienne localité de chasseurs de baleine arrive à point nommé. Aujourd’hui. En compagnie d’un brésilien et d’un basque d’Irun, je m’offre ma première pause aquatique.
Le mot du jour de Germaine : « bons plans »
Malgré les fortes montées successives, malgré les aussi nombreuses descentes raides et caillouteuses, malgré le soleil, nous avançons . La physico-attitude n’est plus adaptée : le sol est pauvre et inintéressant – où sont les « habitants » du haut Languedoc ?
Les « bons plans » entrent en action : partir tôt, arrêt toutes les 2 heures, regards émerveillés vers la grande bleue et les petits ports, plus d’eau donc moins de ravitaillement (poids du sac oblige) d’où des arrêts « buffets » lorsqu’ils se présentent , prise d’assaut à notre arrivée de boulangeries, pâtisseries, épiceries (fruits), dans la bruyante ambiance espagnole qui n’a point d’heures.
jeudi 24 juin 2010
SAISON 2 d'Irun à ?
Jeudi 24 Juin 2012 . Irun à San Sebastian : 24 km beau temps chaud
Le Chemin de Compostelle côtier aurait pu être le "premier" chemin...On dit que, quand les musulmans occupaient toute la Péninsule Ibérique excepté les montagnes et les côtes du nord, le pèlerin allant rendre visite aux reliques de l’apôtre Jacques ne pouvait passer que par ces régions accidentées et à l’époque particulièrement périlleuses.
Ouf ! Nous arrivons vers 17h à l’auberge de jeunesse de San Sebastian (Saint-Sébastien en basque Donostia, en castillan San Sebastián et officiellement Donostia-San Sebastián est la capitale de la province de Guipúzcoa (Gipuzkoa), dans la communauté autonome du Pays basque espagnol.)
Il fait chaud, et l’envie de tremper mes fesses dans l’Atlantique me tient les pieds chauds (c’est le cas de le dire !) pour cette première étape. Pourtant, la grande fatigue du jour ôte toute particule de dynamisme. Aurons nous la force d’aller dîner ?
Eh l’Ami ! tu traînes la savate ! Peut être, mais la dizaine de pèlerins jeunes et moins jeunes que nous rencontrons n’en peuvent plu. Il faut dire que l’étape de toute beauté traversant, bois, sentiers aériens, escaliers ( au moins 2000), sentiers côtiers offre ses plus beaux atours. En contrepartie l’Amigo Pèlerin paie de sa personne. Mais n’est-il pas là pour ça !
Sur les rives de l’Océan, dans l’aimable baie de Txingudi, repos du guerrier après un repas sua plage où nous nous trouvons à l’instant…
Mercredi 23 Juin 2010 : Beau temps
A mesure que le train m’approche d’Hendaye, la peur de ressentir à nouveau ces lancinantes douleurs sous les talons pour moi et Germaine, devient oppressante. Je dois dire que depuis notre retour à Digne les bains auprès des enfants et petits enfants le 26 Mai, les tendinites diagnostiquées par trois médecins ne cessent de manifester leurs désaccords de manière subtile et délicate certes mais insistante quand même ! Aussi, pour satisfaire dame « Tendinette » et lui retirer toute velléité à nos égards, nous lui offrons une nouvelle paire de chaussures haut de gamme bien entendu qui sied à son noble rang d’ « Enquiquineuse del Camino » et pour flatter d’avantage son égo récalcitrant, une semelle en sorbothane « Shock Stopper et Double Strike » mes amis … !
Il n’empêche, que si la saison 2 ne peut s’accomplir, je partirai « clopin-clopant » en Hermite sans but précis vers le Portugal où parfois, l’envie de m’arrêter dans un minuscule village de pêcheurs me surprend.
Le Chemin de Compostelle côtier aurait pu être le "premier" chemin...On dit que, quand les musulmans occupaient toute la Péninsule Ibérique excepté les montagnes et les côtes du nord, le pèlerin allant rendre visite aux reliques de l’apôtre Jacques ne pouvait passer que par ces régions accidentées et à l’époque particulièrement périlleuses.
Ouf ! Nous arrivons vers 17h à l’auberge de jeunesse de San Sebastian (Saint-Sébastien en basque Donostia, en castillan San Sebastián et officiellement Donostia-San Sebastián est la capitale de la province de Guipúzcoa (Gipuzkoa), dans la communauté autonome du Pays basque espagnol.)
Il fait chaud, et l’envie de tremper mes fesses dans l’Atlantique me tient les pieds chauds (c’est le cas de le dire !) pour cette première étape. Pourtant, la grande fatigue du jour ôte toute particule de dynamisme. Aurons nous la force d’aller dîner ?
Eh l’Ami ! tu traînes la savate ! Peut être, mais la dizaine de pèlerins jeunes et moins jeunes que nous rencontrons n’en peuvent plu. Il faut dire que l’étape de toute beauté traversant, bois, sentiers aériens, escaliers ( au moins 2000), sentiers côtiers offre ses plus beaux atours. En contrepartie l’Amigo Pèlerin paie de sa personne. Mais n’est-il pas là pour ça !
Sur les rives de l’Océan, dans l’aimable baie de Txingudi, repos du guerrier après un repas sua plage où nous nous trouvons à l’instant…
Mercredi 23 Juin 2010 : Beau temps
A mesure que le train m’approche d’Hendaye, la peur de ressentir à nouveau ces lancinantes douleurs sous les talons pour moi et Germaine, devient oppressante. Je dois dire que depuis notre retour à Digne les bains auprès des enfants et petits enfants le 26 Mai, les tendinites diagnostiquées par trois médecins ne cessent de manifester leurs désaccords de manière subtile et délicate certes mais insistante quand même ! Aussi, pour satisfaire dame « Tendinette » et lui retirer toute velléité à nos égards, nous lui offrons une nouvelle paire de chaussures haut de gamme bien entendu qui sied à son noble rang d’ « Enquiquineuse del Camino » et pour flatter d’avantage son égo récalcitrant, une semelle en sorbothane « Shock Stopper et Double Strike » mes amis … !
Il n’empêche, que si la saison 2 ne peut s’accomplir, je partirai « clopin-clopant » en Hermite sans but précis vers le Portugal où parfois, l’envie de m’arrêter dans un minuscule village de pêcheurs me surprend.
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