Lundi 26 Avril - Salvetat à Anglès 20km – beau temps
Mardi 27 Avril - Anglès à Boissezon 21 km – beau temps
Deux jours à travers bois (mélèzes, pins noir d’Autriche, Epicéas…) pour ces deux étapes vallonnées et jumelles. L’arrivée très tôt, vers 12h nous permet d’emmagasiner du repos. Si le gîte d’hier en sous sol était loin des normes européennes, celui de Boissezon situé dans une bâtisse ancienne rénovée est d’un luxe qui arrive à étonner le pèlerin. Nous bénéficions d’une chambre avec un grand lit et salle d’eau privé. Pour nos compagnons de route la chambre nuptiale est source de plaisanteries internationales. Sur le pas de la porte, dans un jardinet, Hector le Chilien, Rhéaume du Québec, Gérard d’Amiens, Yves et Jordi de Bruxelles, Joceline de « je ne sais pas pour l’instant » prenons le soleil. Le groupe se côtoie depuis plusieurs jours pour notre plus grand bonheur. En fait le chemin est un village ambulant ouvert aux quatre vents qui offre des rencontres inopinées dont certaines resteront inoubliables par la force et l’éclat qu’elles dégagent.
Demain, nous quittons la montagne pour des paysages moins abrupts. Nos mollets soufflent d’aise déjà. Jocelyne est de Brives.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « Perlin pimpim »
Quand j’étais petite et que je me faisais mal, ma Maman me « guérissais » grâce à la poudre de « perlin pimpim » souvent, juste un bisou mouillé sur le bobo.
Tout au long des étapes, des douleurs se manifestent : hanche, bras, épaules, pied gauche, pied droit, mollet… Un pincement aiguë par ci, un tiraillement vif par là… Puis on pense à autre chose et surprenant, tout passe. En arrivant au gîte, « perlin pimpim » entre en action. Un peu d’huile essentielle, un petit massage, quelques granules homéopathiques… Mais voilà, depuis hier mon pied droit fait des caprices et refuse toute poudre magique. Dans la matinée, la douleur vive, m’oblige à lui administrer de force un anti-inflammatoire. J’imagine déjà le taxi ou le bus me déposant à l’étape, attendant mon pauvre Manu cheminant à pied… Donc, affaire à suivre.
Prés de là, Manu fait un roulé-boulé extra sur un sentier en pente et pierreux. Malgré des douleurs costales, il semble ne s’être rien démoli.
Depuis je n’ai plus mal. Est-ce cela la poudre de « Perlin pimpim » ?
Dimanche 25Avril Murat à la Salvetat sur Agout – 21 km –beau temps, froid le matin
7H30’ en route l’ami ! le sentier entre immédiatement dans cette contrée d’une insolente beauté. Nous dévorons des yeux, le bleu du ciel, cette brume rasante au fond du vallon, la belle demeure de pierre sombre qui s’éveille, une haie au vert sombre de houx gigantesque, ce ruisseau qui s’évade dans la pénombre, enfin une palette riche de couleurs s’étale. Dans le calme absolu, un chant du coq, le coucou qui nous suit, le feulement des feuilles sèches qui étouffent nos pas, le meuglement lointain d’un veau, le bruissement des filets d’eau, enfin un concert de silence nous enveloppe.
Qu’il est bon de traverser au rythme lent de cette pérégrination cette région vallonnée parsemée de lacs et ruisseaux.
Nos amis belges nous talonnent. Je suis heureux de redécouvrir ce beau jeune homme en mal de société (accompagné de son attachant et sympathique éducateur) qui ne parle que Flamand aussi distant que taciturne, ne dévoilant aucun sentiment, s’éveiller ces jours derniers, nous offrir son plus large sourire, se précipiter à notre rencontre et dire deux mots en français en guise de bonjour. Je suis heureux de cette évolution et espère que le chemin lui apportera ses bienfaits.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « Poésie »
La fraîcheur matinale est là mais le soleil est généreux ce matin, ses rayons se fraient un passage à travers les branches de la forêt que nous traversons. Lacs, ruisseaux, cascades et gués sont omniprésents ( boue aussi !) . Poésie ? le mot du jour s’est imposé sur ce petit pont fait de rondins, vraiment pas prétentieux du tout, juste ce qu’il faut pour que l’on aie envie de rester prés de lui, d’autant qu’il enjambe ( bien grand mot pour un petit pont) un ruisselet qui serpente au milieu des roches moussues. C’est alors que surgit de ma mémoire une poésie de Colette, « les vrilles de la vigne » où elle dit de s’asseoir, de rester là pour le restant de ses jours. Franchement j’y serais bien rester au moins quelques heures des poésies plein la tête.
mercredi 28 avril 2010
dimanche 25 avril 2010
Vendredi 23 Avril Lunas – St Gervais sur Mare 30 km beau à nuageux
Samedi 24 Avril St Gervais à Murat sur Vèbre 28 km Beau temps
« Quand tu arrives en haut de la montagne continue de grimper. »
Le pèlerin doit mériter ces deux étapes.
La longueur et les forts dénivelés (900 et 700 m) s’associent pour rendre ces deux étapes méritoires.
Aujourd’hui samedi, j’essaie de tenir ce carnet de route. J’avoue être en piteux état pour essayer de vous émerveiller en parlant de cette région qui m’était inconnue.
La première balade, rude par ses sentiers tortueux et abruptes, aérienne en nous offrant des paysages à l’infini, longeant des forêts de châtaigniers ou chaos de roches parsèment cette terre.
La seconde, aussi rude que la précédente nous entraîne sur de larges sentes jusqu’au ciel. 5H30’ à porter nos sacs vers les étoiles. Son côté intimiste la rend malgré tout sympathique. Dans de profondes forêts de châtaigniers, pins, mélèzes et autre essences alpines, une multitude de ruisseaux, cascades et cascatelles émerveillent le pèlerin.
Tiens quel est ce vif scarabée en corset vert et orange irisé décrit dans la rubrique du jour qui galope? un splendide spécimen que j’aurais hâte d’identifier à mon retour. Puis aujourd’hui, une salamandre endormie toute vêtue de noir à points jaunes se prête sans émotion à nos prises de vues.
La rubrique de Germaine jour 1
Le mot du jour : « Physique »
« Quelle belle descente, grand mère ! – C’est pour mieux monter, mon enfant ! »
Laissons le conte pour la « physico-attitude ». Pour bien monter : baisser la tête, mettre le nez au bout des chaussures jusqu’à sentir les crottes des renards sur les roches, le front sur les genoux jusqu’à voir les terriers des furets, sans oublier les sac bien centré sur le plat du dos. Ainsi on peut observer également les chenilles processionnaires, les petits bouquets de fleurs jaunes ou violettes, les magnifiques coléoptères au cou bleu métallisé, à l’abdomen moitié orange fluo et vert prairie, à la tête et aux fines pattes noir de jais. Surtout ne pas penser que l’on monte, ainsi lorsqu’on relève enfin la tête on peut se dire : « tiens le premier col est franchi ». Ne pas alors se soucier des six autres cols à venir.
Oui physique cette étape avec ses 30 km et se 8 heures de marche.
La rubrique de Germaine jour 2
Le mot du jour : « Re »
Comme Relâche ? Hélas non. Comme « Remake » « Reprise » Hélas oui. Reprise de la « Physico-attitude » avec 3 km de moins.
Jeudi 22 Avril -Lodève à Lunas 28 km - temps nuageux et vent
La soirée au gîte « La Mégisserie » de Lodève est, des plus sympathique. La table est fameuse et les convives venues du bout du monde apprécient. Hector le Chilien souriant et très digne, Rhéaume le Québécois toujours le mot pour rire et le denier venu d’Amiens qui semble fatigué.
Une étape calme et paisible. Dés la sortie de Lodève, La sente nous élève vers les lignes de crêtes puis un large chemin forestier prend le relais dans une dégringolade de bois et de prairies vers le lac embrumé du Salagou.
Les châtaigniers semblent renaître après la longue froidure de l’hiver et les fleurs encore timides nous saluent.
Depuis Montpellier, les paysages aidant , je me sens plutôt un voyageur émerveillé qu’un citoyen de la terre harassé qui subit les chemins. C’est pour moi un bon signe !
En cours de balade, nous optons pour une sage solution qui nous fait économiser quelques kilomètres (8km) et arriver vers 13 h. à Lunas qui s’étire le long du Gravezon.
Une sieste bienfaitrice nous ressource.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « CouCou » : Le coucou des forêts qui nous salue au cours des traversées matinales de ses lieux, à l’heure où le soleil rasant allonge nos ombres et où la végétation empreinte de la rosée nocturne dégage toutes sortes de senteurs forestières agréables. Salut CouCou !
Samedi 24 Avril St Gervais à Murat sur Vèbre 28 km Beau temps
« Quand tu arrives en haut de la montagne continue de grimper. »
Le pèlerin doit mériter ces deux étapes.
La longueur et les forts dénivelés (900 et 700 m) s’associent pour rendre ces deux étapes méritoires.
Aujourd’hui samedi, j’essaie de tenir ce carnet de route. J’avoue être en piteux état pour essayer de vous émerveiller en parlant de cette région qui m’était inconnue.
La première balade, rude par ses sentiers tortueux et abruptes, aérienne en nous offrant des paysages à l’infini, longeant des forêts de châtaigniers ou chaos de roches parsèment cette terre.
La seconde, aussi rude que la précédente nous entraîne sur de larges sentes jusqu’au ciel. 5H30’ à porter nos sacs vers les étoiles. Son côté intimiste la rend malgré tout sympathique. Dans de profondes forêts de châtaigniers, pins, mélèzes et autre essences alpines, une multitude de ruisseaux, cascades et cascatelles émerveillent le pèlerin.
Tiens quel est ce vif scarabée en corset vert et orange irisé décrit dans la rubrique du jour qui galope? un splendide spécimen que j’aurais hâte d’identifier à mon retour. Puis aujourd’hui, une salamandre endormie toute vêtue de noir à points jaunes se prête sans émotion à nos prises de vues.
La rubrique de Germaine jour 1
Le mot du jour : « Physique »
« Quelle belle descente, grand mère ! – C’est pour mieux monter, mon enfant ! »
Laissons le conte pour la « physico-attitude ». Pour bien monter : baisser la tête, mettre le nez au bout des chaussures jusqu’à sentir les crottes des renards sur les roches, le front sur les genoux jusqu’à voir les terriers des furets, sans oublier les sac bien centré sur le plat du dos. Ainsi on peut observer également les chenilles processionnaires, les petits bouquets de fleurs jaunes ou violettes, les magnifiques coléoptères au cou bleu métallisé, à l’abdomen moitié orange fluo et vert prairie, à la tête et aux fines pattes noir de jais. Surtout ne pas penser que l’on monte, ainsi lorsqu’on relève enfin la tête on peut se dire : « tiens le premier col est franchi ». Ne pas alors se soucier des six autres cols à venir.
Oui physique cette étape avec ses 30 km et se 8 heures de marche.
La rubrique de Germaine jour 2
Le mot du jour : « Re »
Comme Relâche ? Hélas non. Comme « Remake » « Reprise » Hélas oui. Reprise de la « Physico-attitude » avec 3 km de moins.
Jeudi 22 Avril -Lodève à Lunas 28 km - temps nuageux et vent
La soirée au gîte « La Mégisserie » de Lodève est, des plus sympathique. La table est fameuse et les convives venues du bout du monde apprécient. Hector le Chilien souriant et très digne, Rhéaume le Québécois toujours le mot pour rire et le denier venu d’Amiens qui semble fatigué.
Une étape calme et paisible. Dés la sortie de Lodève, La sente nous élève vers les lignes de crêtes puis un large chemin forestier prend le relais dans une dégringolade de bois et de prairies vers le lac embrumé du Salagou.
Les châtaigniers semblent renaître après la longue froidure de l’hiver et les fleurs encore timides nous saluent.
Depuis Montpellier, les paysages aidant , je me sens plutôt un voyageur émerveillé qu’un citoyen de la terre harassé qui subit les chemins. C’est pour moi un bon signe !
En cours de balade, nous optons pour une sage solution qui nous fait économiser quelques kilomètres (8km) et arriver vers 13 h. à Lunas qui s’étire le long du Gravezon.
Une sieste bienfaitrice nous ressource.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « CouCou » : Le coucou des forêts qui nous salue au cours des traversées matinales de ses lieux, à l’heure où le soleil rasant allonge nos ombres et où la végétation empreinte de la rosée nocturne dégage toutes sortes de senteurs forestières agréables. Salut CouCou !
mercredi 21 avril 2010
St Jean La Blaquière à Lodève - 14 km Beau temps
Aujourd’hui nous ne cheminons que trois heures. Une bonne grimpette en guise de petit déjeuner et nous voici au cœur d’une région vallonnée ou bois denses et prairies au vert tendre se succèdent. La route nous réserve bien des richesses à découvrir entre arts sacrés, paysages luxuriants, ruisseaux chantants et villages hors du temps. Une journée réconfortante pour ma petite forme du jour. Le gîte de Lodève, flambant neuf est un havre de paix. Je pense que nous serons bien !
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « Grégorien » comme chant grégorien.
Arrêt visite du prieuré de l’abbaye Saint Michel de Grandmont fondé au XII eme siècle dans un site propice à cet ordre mendiant.
La visite du prieuré nous amène dans la partie église où l’exceptionnelle acoustique qui nous est signalée et que nous testons sur des chants grégoriens : magique !
Point fort de cette petite étape verte et parcourue de petits cours d’eau.
St Guillem à St Jean La Blaquière 28 km Vent, quelques gouttes éparses et beau temps
La soirée s’annonce douce, un vent chaud nous permet de boire un pot devant l’abbaye. Rhéaume, le Quebecois et Marc le toulousain nous accompagne. La famille se développe rapidement. Flânant dans les ruelles au souffle médiéval, St Guillem n’en finit pas de nous étonner. Cependant, le gîte crasseux détonne dans cette ambiance quasi vacancière. Cela est le chemin aussi… !
Au petit matin, le parcours annonce la couleur. Rude montée au menu. Le sentier s’élève rapidement. Là, plus bas, glissant paisiblement, l’Hérault suit son chemin. Nous admirons cette toile aux mille couleurs changeantes. Dans ce cahot de roches marqué par des pins tortueux aux écailles cendrées ( pins Salzman) nous baignons dans le parfum de la garrigue. Deux nouveaux suivent nos pas. La Belgique vient compléter la tribu éphémère du chemin. Ils sont éducateur et jeune en mal de société pour une réhabilition dans la vie de tous les jours.
Bientôt sur un plateau, des ruches longent le chemin. Nos phéromones transpireux ne plaisent sans doute pas à cette communauté qui déclenche une attaque en règle « sauve qui peut ! ».
Sous de chauds rayons de soleil, nous traversons de fastueux paysages pour découvrir un village de caractère .
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : Détournement
Eh oui, on peut détourner un GR. C’est ce que font les villageois de Montpeytoux pour qu’il passe chez eux et l’étape de é( km passe ainsi à 28 km. Dur pour le moral :
Montarnaud à St Guillem le Désert 24 km - Beau temps
Le soleil se lève à son rythme et dans le silence de la garrigue nous quittons le pays des chevaux. Le paysage vallonné s’ouvre sereinement. Nous entrons dans le chemin.
De voies ferroviaires désafectées en tunnel, de combes en vallons, d’oliviers en vignes nous dépassons Aniane. Le voyage nous amène à réfléchir à l’utilité de chaque objet qui emplit nos sacs. Le mot du jour en traitera.
Ca et là, des cabanons perdus dans la campagne ponctuent notre parcours. La terre est belle de toutes ses cultures en restanques.
Bientôt, les gorges de l’Hérault dévoilent le pont du diable. C’est un grand moment. Nous entrons à St Guillem et sa magnifique abbaye de Gellone que nous connaissons mais qui surprend toujours et encore par tant de beauté.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : délestage
Bienvenue les dénivelées. Après l ‘expérience de ces derniers jours, nous décidons d’alléger nos sacs et de renvoyer en colis postal quelques affaires superflues.
Aujourd’hui nous ne cheminons que trois heures. Une bonne grimpette en guise de petit déjeuner et nous voici au cœur d’une région vallonnée ou bois denses et prairies au vert tendre se succèdent. La route nous réserve bien des richesses à découvrir entre arts sacrés, paysages luxuriants, ruisseaux chantants et villages hors du temps. Une journée réconfortante pour ma petite forme du jour. Le gîte de Lodève, flambant neuf est un havre de paix. Je pense que nous serons bien !
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « Grégorien » comme chant grégorien.
Arrêt visite du prieuré de l’abbaye Saint Michel de Grandmont fondé au XII eme siècle dans un site propice à cet ordre mendiant.
La visite du prieuré nous amène dans la partie église où l’exceptionnelle acoustique qui nous est signalée et que nous testons sur des chants grégoriens : magique !
Point fort de cette petite étape verte et parcourue de petits cours d’eau.
St Guillem à St Jean La Blaquière 28 km Vent, quelques gouttes éparses et beau temps
La soirée s’annonce douce, un vent chaud nous permet de boire un pot devant l’abbaye. Rhéaume, le Quebecois et Marc le toulousain nous accompagne. La famille se développe rapidement. Flânant dans les ruelles au souffle médiéval, St Guillem n’en finit pas de nous étonner. Cependant, le gîte crasseux détonne dans cette ambiance quasi vacancière. Cela est le chemin aussi… !
Au petit matin, le parcours annonce la couleur. Rude montée au menu. Le sentier s’élève rapidement. Là, plus bas, glissant paisiblement, l’Hérault suit son chemin. Nous admirons cette toile aux mille couleurs changeantes. Dans ce cahot de roches marqué par des pins tortueux aux écailles cendrées ( pins Salzman) nous baignons dans le parfum de la garrigue. Deux nouveaux suivent nos pas. La Belgique vient compléter la tribu éphémère du chemin. Ils sont éducateur et jeune en mal de société pour une réhabilition dans la vie de tous les jours.
Bientôt sur un plateau, des ruches longent le chemin. Nos phéromones transpireux ne plaisent sans doute pas à cette communauté qui déclenche une attaque en règle « sauve qui peut ! ».
Sous de chauds rayons de soleil, nous traversons de fastueux paysages pour découvrir un village de caractère .
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : Détournement
Eh oui, on peut détourner un GR. C’est ce que font les villageois de Montpeytoux pour qu’il passe chez eux et l’étape de é( km passe ainsi à 28 km. Dur pour le moral :
Montarnaud à St Guillem le Désert 24 km - Beau temps
Le soleil se lève à son rythme et dans le silence de la garrigue nous quittons le pays des chevaux. Le paysage vallonné s’ouvre sereinement. Nous entrons dans le chemin.
De voies ferroviaires désafectées en tunnel, de combes en vallons, d’oliviers en vignes nous dépassons Aniane. Le voyage nous amène à réfléchir à l’utilité de chaque objet qui emplit nos sacs. Le mot du jour en traitera.
Ca et là, des cabanons perdus dans la campagne ponctuent notre parcours. La terre est belle de toutes ses cultures en restanques.
Bientôt, les gorges de l’Hérault dévoilent le pont du diable. C’est un grand moment. Nous entrons à St Guillem et sa magnifique abbaye de Gellone que nous connaissons mais qui surprend toujours et encore par tant de beauté.
La rubrique de Germaine
Le mot du jour : délestage
Bienvenue les dénivelées. Après l ‘expérience de ces derniers jours, nous décidons d’alléger nos sacs et de renvoyer en colis postal quelques affaires superflues.
dimanche 18 avril 2010
Dimanche 18 Avril Montpellier à Montarnaud 14km – Beau temps
Un au-revoir sur le quai du tram. Josée quitte le chemin.
Petite balade aujourd’hui qui nous mène des rives de La Mosson vers la garrigue aux senteurs printanières .
Les sensations arrivent . Le poids de la besace commence à intégrer notre corps. Nous entrons sur la pointe des pieds dans le « Camino », un monde simple de marcheurs où le superflu n’existe pas, où les habitudes spontanées s’effacent, où le temps s’inscrit lentement .
La rubrique de Germaine :
Le mot du jour : « Jeu de piste sur St Jacques – La Meque ». Tram et bus doivent nous sortir de Montpellier. Arrivés au terminus du tram nous commençons le trajet à pied plutôt que prévu faute de bus (dimanche). Où est le GR ? Avec l’aide du livre et de la population locale qui nous dirige vers l’est, nous jouons( le Québecois et nous deux) à qui trouvera le sentier le premier.
Samedi 17 Avril Gallargues à Montpellier - 22 km - Beau temps
Un parcours en partie bitumé, longeant de prés ou de loin l’autoroute et pour finir en sous bois de pins .
L’approche de Montpellier étant prévue en car et tramway, nous voici très tôt prés de la place de la Comédie en compagnie de nos amis du jour Josée et Rhéaume le Québécois dégustant glaces et boissons malgré un problème de santé qui me fragilise. La magie du chemin applique son baume réconfortant en plaçant Josée médecin sur ma voie. « Sous ce chemin d’étoiles, il est à nouveau possible de rêver de fraternité… »
Le gîte en centre ville dans un presbytère médiéval jouxtant l’église St Roch nous permet de flâner dans ce cœur de ville historique millénaire aussi attractif que dynamique.
L’enthousiasme et le dynamisme de Josée nous entraînent à vagabonder dans les rues animés à la recherche d’un resto « anniversaire oblige ».
La rubrique d Germaine :
C’est l’expression « jamais deux sans trois » que nous avons vérifiée aujourd’hui. En effet pour la troisième fois consécutive nous laissons s’échapper le GR !( Petite consolation, nous ne sommes pas les seuls) Grande consolation, cela nous mène à Castries où l’autobus pour Montpellier nous attend ( prévu à Vendargues) avec en prime 4 km de moins.
Le mot du jour aurait pu être « Happy Birthday Manu » ce qui lui a été chanté au réveil par un chœur composé d’un Québécois, d’une Lyonnaise et d’une Six Fournaise.
Un au-revoir sur le quai du tram. Josée quitte le chemin.
Petite balade aujourd’hui qui nous mène des rives de La Mosson vers la garrigue aux senteurs printanières .
Les sensations arrivent . Le poids de la besace commence à intégrer notre corps. Nous entrons sur la pointe des pieds dans le « Camino », un monde simple de marcheurs où le superflu n’existe pas, où les habitudes spontanées s’effacent, où le temps s’inscrit lentement .
La rubrique de Germaine :
Le mot du jour : « Jeu de piste sur St Jacques – La Meque ». Tram et bus doivent nous sortir de Montpellier. Arrivés au terminus du tram nous commençons le trajet à pied plutôt que prévu faute de bus (dimanche). Où est le GR ? Avec l’aide du livre et de la population locale qui nous dirige vers l’est, nous jouons( le Québecois et nous deux) à qui trouvera le sentier le premier.
Samedi 17 Avril Gallargues à Montpellier - 22 km - Beau temps
Un parcours en partie bitumé, longeant de prés ou de loin l’autoroute et pour finir en sous bois de pins .
L’approche de Montpellier étant prévue en car et tramway, nous voici très tôt prés de la place de la Comédie en compagnie de nos amis du jour Josée et Rhéaume le Québécois dégustant glaces et boissons malgré un problème de santé qui me fragilise. La magie du chemin applique son baume réconfortant en plaçant Josée médecin sur ma voie. « Sous ce chemin d’étoiles, il est à nouveau possible de rêver de fraternité… »
Le gîte en centre ville dans un presbytère médiéval jouxtant l’église St Roch nous permet de flâner dans ce cœur de ville historique millénaire aussi attractif que dynamique.
L’enthousiasme et le dynamisme de Josée nous entraînent à vagabonder dans les rues animés à la recherche d’un resto « anniversaire oblige ».
La rubrique d Germaine :
C’est l’expression « jamais deux sans trois » que nous avons vérifiée aujourd’hui. En effet pour la troisième fois consécutive nous laissons s’échapper le GR !( Petite consolation, nous ne sommes pas les seuls) Grande consolation, cela nous mène à Castries où l’autobus pour Montpellier nous attend ( prévu à Vendargues) avec en prime 4 km de moins.
Le mot du jour aurait pu être « Happy Birthday Manu » ce qui lui a été chanté au réveil par un chœur composé d’un Québécois, d’une Lyonnaise et d’une Six Fournaise.
Début
Vendredi 16 avril St Gilles à Gallargues le Montueux – 30 + 4 km pluie le matin et soleil
Comme toute nuit dans les gîtes, celle-ci fut bruyante. La fatigue aidant la nuit s’écoule sans cauchemar.
Hardi les gars la route sera longue. A travers vergers, vignobles des costières, et plaines maraîchères, le chemin s’étire longuement. Nous ne sommes pas encore à l’écoute du chemin mais plutôt à l’écoute de nos corps qui refusent la lourde charge. A notre grande surprise, les sensations sont encore bonnes en entrant à Gallargue ( visite de l’église, pot de fin de parcours au bistrot du coin et surtout repas intimiste au gîte avec Josée la Lyonnaise et notre Québécois.
La rubrique de Germaine :
Le mot du jour : « Au diable Vauvert », expression que nous avons vérifiée. Eh Oui ! s’il y a bien une étape ou il était indispensable de ne pas rallonger car elle faisait 30 km, c’était celle d’aujourd’hui. A 6 km de Vauvert nous avons « perdu »le GR ou plutôt le GR nous a perdus et dû faire 3 à 4 km supplémentaires pour arriver à Vauvert par un itinéraire improvisé. Dur pour le moral !
Jeudi 15 Avril Arles à St Gilles -19 Km - Soleil, chaud
Ce matin, tout à coup, on comprend qu’on va prendre la route. Pierre nous prend en charge et nous mène à Arles, une grande dame du chemin. Direction Trinquetaille chez Renée Debard responsable associative des Amis de St Jacques pour inaugurer notre passeport de Pèlerin. La maison se situe sur la digue du petit Rhône qui nous déposera à 2km de St Gilles.
Nous voici donc enfin à pied d’œuvre. Cette phrase si simple est à elle seule un monde d’attente, de patience, d’espoir. Tout au long de ces derniers mois, le chemin nous a bercés, le doute a annihilé nos joies , mais à l’instant précis la joie d’ouvrir enfin cette première page est déjà notre première victoire.
Bâton en main et sac sur le dos, il est trop tard pour se demander pourquoi l’on part.
Allez mon ami, taille la route, aujourd’hui, tout redevient simple.
Nos sacs, par contre ont refusé la légèreté. 11 et 13 Kilos plombent nos dos. Heureusement, la digue nivelle le chemin. Un chemin de platitude qui s’avance à travers les étendues cultivées de la Crau et les surfaces miroitantes des rizières. Ca et là, une manade de taurillon, une harde de chevaux blancs camarguais, plus loin, une troupe de flamands vêtus de rose, un parterre printanier de pervenches et cerise sur le gâteau, sur le lieu de pique nique de minuscules reinettes vertes perchés tout la haut sur les branches d’un aulne.
Tout au long du périple, nos corps découvrent l’épreuve physique. malgré nombre de réticences, il accepte tant bien que mal l’objectif du jour.
St Gilles nous accueille sur le parvis de l’abbatiale. Le moment est solennel.
La soirée entre pèlerins au resto du coin, est prometteuse de rencontres, le Quebec, l’Allemagne, Lyon, Toulouse et la Suisse, formaient une tablée sympathique qui finit autour de l’Abbatiale à la recherche d’une coquille St Jacques fossilisée et d’un lapin sculpté dans les riches sculptures du parvis.
La rubrique de Germaine :
Voici ce que j’appellerai le mot du jour : alors que j’avançais sac au dos, sac au ventre et foulard sur la tête me protégeant du soleil, Manu me dit « tu ressembles à une « pigeot » qui va au bled » savourons à sa juste valeur ce petit mot.
Comme toute nuit dans les gîtes, celle-ci fut bruyante. La fatigue aidant la nuit s’écoule sans cauchemar.
Hardi les gars la route sera longue. A travers vergers, vignobles des costières, et plaines maraîchères, le chemin s’étire longuement. Nous ne sommes pas encore à l’écoute du chemin mais plutôt à l’écoute de nos corps qui refusent la lourde charge. A notre grande surprise, les sensations sont encore bonnes en entrant à Gallargue ( visite de l’église, pot de fin de parcours au bistrot du coin et surtout repas intimiste au gîte avec Josée la Lyonnaise et notre Québécois.
La rubrique de Germaine :
Le mot du jour : « Au diable Vauvert », expression que nous avons vérifiée. Eh Oui ! s’il y a bien une étape ou il était indispensable de ne pas rallonger car elle faisait 30 km, c’était celle d’aujourd’hui. A 6 km de Vauvert nous avons « perdu »le GR ou plutôt le GR nous a perdus et dû faire 3 à 4 km supplémentaires pour arriver à Vauvert par un itinéraire improvisé. Dur pour le moral !
Jeudi 15 Avril Arles à St Gilles -19 Km - Soleil, chaud
Ce matin, tout à coup, on comprend qu’on va prendre la route. Pierre nous prend en charge et nous mène à Arles, une grande dame du chemin. Direction Trinquetaille chez Renée Debard responsable associative des Amis de St Jacques pour inaugurer notre passeport de Pèlerin. La maison se situe sur la digue du petit Rhône qui nous déposera à 2km de St Gilles.
Nous voici donc enfin à pied d’œuvre. Cette phrase si simple est à elle seule un monde d’attente, de patience, d’espoir. Tout au long de ces derniers mois, le chemin nous a bercés, le doute a annihilé nos joies , mais à l’instant précis la joie d’ouvrir enfin cette première page est déjà notre première victoire.
Bâton en main et sac sur le dos, il est trop tard pour se demander pourquoi l’on part.
Allez mon ami, taille la route, aujourd’hui, tout redevient simple.
Nos sacs, par contre ont refusé la légèreté. 11 et 13 Kilos plombent nos dos. Heureusement, la digue nivelle le chemin. Un chemin de platitude qui s’avance à travers les étendues cultivées de la Crau et les surfaces miroitantes des rizières. Ca et là, une manade de taurillon, une harde de chevaux blancs camarguais, plus loin, une troupe de flamands vêtus de rose, un parterre printanier de pervenches et cerise sur le gâteau, sur le lieu de pique nique de minuscules reinettes vertes perchés tout la haut sur les branches d’un aulne.
Tout au long du périple, nos corps découvrent l’épreuve physique. malgré nombre de réticences, il accepte tant bien que mal l’objectif du jour.
St Gilles nous accueille sur le parvis de l’abbatiale. Le moment est solennel.
La soirée entre pèlerins au resto du coin, est prometteuse de rencontres, le Quebec, l’Allemagne, Lyon, Toulouse et la Suisse, formaient une tablée sympathique qui finit autour de l’Abbatiale à la recherche d’une coquille St Jacques fossilisée et d’un lapin sculpté dans les riches sculptures du parvis.
La rubrique de Germaine :
Voici ce que j’appellerai le mot du jour : alors que j’avançais sac au dos, sac au ventre et foulard sur la tête me protégeant du soleil, Manu me dit « tu ressembles à une « pigeot » qui va au bled » savourons à sa juste valeur ce petit mot.
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