Marcher vers Compostelle

Un second voyage tant attendu

dimanche 25 avril 2010

Vendredi 23 Avril Lunas – St Gervais sur Mare 30 km beau à nuageux
Samedi 24 Avril St Gervais à Murat sur Vèbre 28 km Beau temps

« Quand tu arrives en haut de la montagne continue de grimper. »
Le pèlerin doit mériter ces deux étapes.
La longueur et les forts dénivelés (900 et 700 m) s’associent pour rendre ces deux étapes méritoires.
Aujourd’hui samedi, j’essaie de tenir ce carnet de route. J’avoue être en piteux état pour essayer de vous émerveiller en parlant de cette région qui m’était inconnue.
La première balade, rude par ses sentiers tortueux et abruptes, aérienne en nous offrant des paysages à l’infini, longeant des forêts de châtaigniers ou chaos de roches parsèment cette terre.
La seconde, aussi rude que la précédente nous entraîne sur de larges sentes jusqu’au ciel. 5H30’ à porter nos sacs vers les étoiles. Son côté intimiste la rend malgré tout sympathique. Dans de profondes forêts de châtaigniers, pins, mélèzes et autre essences alpines, une multitude de ruisseaux, cascades et cascatelles émerveillent le pèlerin.
Tiens quel est ce vif scarabée en corset vert et orange irisé décrit dans la rubrique du jour qui galope? un splendide spécimen que j’aurais hâte d’identifier à mon retour. Puis aujourd’hui, une salamandre endormie toute vêtue de noir à points jaunes se prête sans émotion à nos prises de vues.



La rubrique de Germaine jour 1
Le mot du jour : « Physique »
« Quelle belle descente, grand mère ! – C’est pour mieux monter, mon enfant ! »
Laissons le conte pour la « physico-attitude ». Pour bien monter : baisser la tête, mettre le nez au bout des chaussures jusqu’à sentir les crottes des renards sur les roches, le front sur les genoux jusqu’à voir les terriers des furets, sans oublier les sac bien centré sur le plat du dos. Ainsi on peut observer également les chenilles processionnaires, les petits bouquets de fleurs jaunes ou violettes, les magnifiques coléoptères au cou bleu métallisé, à l’abdomen moitié orange fluo et vert prairie, à la tête et aux fines pattes noir de jais. Surtout ne pas penser que l’on monte, ainsi lorsqu’on relève enfin la tête on peut se dire : « tiens le premier col est franchi ». Ne pas alors se soucier des six autres cols à venir.
Oui physique cette étape avec ses 30 km et se 8 heures de marche.


La rubrique de Germaine jour 2
Le mot du jour : « Re »
Comme Relâche ? Hélas non. Comme « Remake » « Reprise » Hélas oui. Reprise de la « Physico-attitude » avec 3 km de moins.



Jeudi 22 Avril -Lodève à Lunas 28 km - temps nuageux et vent


La soirée au gîte « La Mégisserie » de Lodève est, des plus sympathique. La table est fameuse et les convives venues du bout du monde apprécient. Hector le Chilien souriant et très digne, Rhéaume le Québécois toujours le mot pour rire et le denier venu d’Amiens qui semble fatigué.

Une étape calme et paisible. Dés la sortie de Lodève, La sente nous élève vers les lignes de crêtes puis un large chemin forestier prend le relais dans une dégringolade de bois et de prairies vers le lac embrumé du Salagou.
Les châtaigniers semblent renaître après la longue froidure de l’hiver et les fleurs encore timides nous saluent.
Depuis Montpellier, les paysages aidant , je me sens plutôt un voyageur émerveillé qu’un citoyen de la terre harassé qui subit les chemins. C’est pour moi un bon signe !
En cours de balade, nous optons pour une sage solution qui nous fait économiser quelques kilomètres (8km) et arriver vers 13 h. à Lunas qui s’étire le long du Gravezon.
Une sieste bienfaitrice nous ressource.


La rubrique de Germaine
Le mot du jour : « CouCou » : Le coucou des forêts qui nous salue au cours des traversées matinales de ses lieux, à l’heure où le soleil rasant allonge nos ombres et où la végétation empreinte de la rosée nocturne dégage toutes sortes de senteurs forestières agréables. Salut CouCou !

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