Jeudi 24 Juin 2012 . Irun à San Sebastian : 24 km beau temps chaud
Le Chemin de Compostelle côtier aurait pu être le "premier" chemin...On dit que, quand les musulmans occupaient toute la Péninsule Ibérique excepté les montagnes et les côtes du nord, le pèlerin allant rendre visite aux reliques de l’apôtre Jacques ne pouvait passer que par ces régions accidentées et à l’époque particulièrement périlleuses.
Ouf ! Nous arrivons vers 17h à l’auberge de jeunesse de San Sebastian (Saint-Sébastien en basque Donostia, en castillan San Sebastián et officiellement Donostia-San Sebastián est la capitale de la province de Guipúzcoa (Gipuzkoa), dans la communauté autonome du Pays basque espagnol.)
Il fait chaud, et l’envie de tremper mes fesses dans l’Atlantique me tient les pieds chauds (c’est le cas de le dire !) pour cette première étape. Pourtant, la grande fatigue du jour ôte toute particule de dynamisme. Aurons nous la force d’aller dîner ?
Eh l’Ami ! tu traînes la savate ! Peut être, mais la dizaine de pèlerins jeunes et moins jeunes que nous rencontrons n’en peuvent plu. Il faut dire que l’étape de toute beauté traversant, bois, sentiers aériens, escaliers ( au moins 2000), sentiers côtiers offre ses plus beaux atours. En contrepartie l’Amigo Pèlerin paie de sa personne. Mais n’est-il pas là pour ça !
Sur les rives de l’Océan, dans l’aimable baie de Txingudi, repos du guerrier après un repas sua plage où nous nous trouvons à l’instant…
Mercredi 23 Juin 2010 : Beau temps
A mesure que le train m’approche d’Hendaye, la peur de ressentir à nouveau ces lancinantes douleurs sous les talons pour moi et Germaine, devient oppressante. Je dois dire que depuis notre retour à Digne les bains auprès des enfants et petits enfants le 26 Mai, les tendinites diagnostiquées par trois médecins ne cessent de manifester leurs désaccords de manière subtile et délicate certes mais insistante quand même ! Aussi, pour satisfaire dame « Tendinette » et lui retirer toute velléité à nos égards, nous lui offrons une nouvelle paire de chaussures haut de gamme bien entendu qui sied à son noble rang d’ « Enquiquineuse del Camino » et pour flatter d’avantage son égo récalcitrant, une semelle en sorbothane « Shock Stopper et Double Strike » mes amis … !
Il n’empêche, que si la saison 2 ne peut s’accomplir, je partirai « clopin-clopant » en Hermite sans but précis vers le Portugal où parfois, l’envie de m’arrêter dans un minuscule village de pêcheurs me surprend.
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