Dimanche 27 Juin : Deba à Markina 23 km - Nuageux
« Marquina était le nom d'une des merindad dans laquelle se divisait la Seigneurie de Biscaye, celle qu'occupait la partie centrale de la vallée de l'Artibai, connu aussi comme vallée de Marquina.
Le parcours qui grimpe au mont Arno se déroule principalement sur des sentiers qui montent et descendent constamment. Il faut noter que l’étape débute au niveau de la mer et atteint les 500 mètres d’altitude. »
Arrivée –Stop, sérieux coup de pompe – Stop, la sieste est nécessaire-Stop, Bises- Stop.
Avant de fermer l’œil une petite chanson en espagnol pour nous comprendre :
Polvo, barro, sol y lluvia,
Es el camino de Santiago,
Millares de peregrinos
Y mas de un millón de anos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni el campo de las estrellas,
Ni las grandes catedrales,
No es la bravura Navarra,
Ni el vino de los Riojanos,
Ni los mariscos Gallegos,
Ni los campos Castellanos.
Peregrino, ? Quien te llama ?
? Que fuerza occulta te atrae ?
Ni las gentes del Camino,
Ni las costumbres rurales,
No es la historia y la cultura,
Ni el gallo de la Calzada,
Ni el palacio de Gaudi,
Ni el castillo de Ponferrada.
Todo lo veo al pasar,
Y es un gozo vero todo.
Mas la voz que a mi me llama,
La siento mucho mas hondo.
La fuerza que a mi me empuja,
La fuerza que a mi me atrae,
No sé ni explicar la yo.
¡ Solo El de Arriba lo sabe !
( Ballade attribuée à Eugène Garibay Banos, curé d'HormiIlejas )
Le mot du jour de Germaine : « R » comme Réal – ités et Réflexions
Nous avons cheminé pendant un moment avec un jeune parisien qui marchait depuis Paris en Tong ! Regrets-sur ma vieille robe de chambre ai-je envie de dire pour faire un clin d’œil à Claudine – mais plutôt sur mes chaussures « pantouflardes » abandonnées car faiseuses de tendinites, certes mes nouvelles chaussures sont confortables et mieux adaptées, mais que je les trouve lourdes ! !
Dans les chambrées – plus sympa que « dortoirs » - Les pieds de la plupart ressemblent à des rôtis bardés tellement il y a d’ampoules. Il va falloir que je sois plus vigilante pour mes pieds car je ne pense qu’au retour des tendinites.
Voilà quelque réflexions parmi bien d’autres pour oublier la route. Elles sont bien matérielles ; certaines le sont moins mais elles restent dans ma tête car dés la transcription elles perdent leurs saveurs ou leurs formulations se sont échappées de ma mémoire.
Aujourd’hui, pendant le petit déjeuner pris dans une boulangerie, le Brésilien nous a donnés en souvenir une pièce d’un Réal.
Samedi 26 Juin : Zarautz à Deba 22 km Beau temps très chaud
Dire que la balade fût belle est très en dessous de la vérité ! Dire quelle fût physique est encore plus en dessous de la vérité ! Dire que nos corps coulaient à gros bouillons est juste exagéré ! Dire que nos pensées et prières étaient figées par l’effort reste, Oh oui, l’exacte vérité ! D’ailleurs ce soir, en compagnie de nos nombreux compagnons de route jeunes et moins jeunes venus des quatre coins du monde ( Australien, Italien, Suisse, Belge, Espagnol, Suédois, Allemand, Brésilien, Français, Anglais) , aux formes physiques aussi variés que leurs cultures, une majorité compte ses ampoules. De quoi éclairer le chemin et assurer la prospérité de « Compeed ».
Vraiment, ce chemin conduit celui qui s’y engage vers le dépassement de lui même. N’entrons pas dans le détail médical, le but est autre.
La balade n’en fût que plus belle. Notons simplement la luminosité des vertes prairies, les pentes vigoureuses de Guétary plantées de hautes vignes, l’église St Martin sobre et attachante dans ce village minuscule de montagne ; le tympan véritable banque d’images sculpté et peint de l’église forteresse de Deba . Ce petit panier de choses simples sont le miel de nos journées indigestes.
Le mot du jour de Germaine : « Buen Camino » : les deux mots les plus entendus depuis notre départ.
En effet les personnes croisées sur les sentiers ne manquent pas de nous saluer et certaines même essaient de « taper la discute » comme disent les jeunes de chez nous -D’ou venez-vous ? Où allez-vous ? Priez pour moi, pour l’humanité. – Parfois quelques mots sur notre équipe de foot « malchanceuse » . En difficulté ? on se précipite pour vous aider ou vous expliquer à grand renfort de détails. Ce matin un boulanger s’est arrêté pour nous offrir du pain. Il est bon d’être pèlerin dans ce pays basque espagnol où la population est aussi sympathique que le paysage est beau.
Vendredi 25 Juin 2010 - San Sebastian à Zarautz 22 km beau temps chaud
Imaginez une grande ferme d’élevage qui surplombe la mer, où de nombreuses sources étanchent sa terre et qui s’étale le long de ces montagnes russes vertes à n’en plus finir durant des kilomètres. Voilà décrit brièvement notre terrain de jeu de la matinée. Pour clore notre balade journalière, quelques montées « casse-pattes » et descentes « casse-pieds» nous projettent sans délicatesse sur la plus belle plage de la côte Cantabrique. Le commun des mortels ne sait pas qu’au bout de cette sente cabossée c’est le paradis ( pour celui qui comme moi ne peut se passer de la mer). Zarautz, ancienne localité de chasseurs de baleine arrive à point nommé. Aujourd’hui. En compagnie d’un brésilien et d’un basque d’Irun, je m’offre ma première pause aquatique.
Le mot du jour de Germaine : « bons plans »
Malgré les fortes montées successives, malgré les aussi nombreuses descentes raides et caillouteuses, malgré le soleil, nous avançons . La physico-attitude n’est plus adaptée : le sol est pauvre et inintéressant – où sont les « habitants » du haut Languedoc ?
Les « bons plans » entrent en action : partir tôt, arrêt toutes les 2 heures, regards émerveillés vers la grande bleue et les petits ports, plus d’eau donc moins de ravitaillement (poids du sac oblige) d’où des arrêts « buffets » lorsqu’ils se présentent , prise d’assaut à notre arrivée de boulangeries, pâtisseries, épiceries (fruits), dans la bruyante ambiance espagnole qui n’a point d’heures.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire